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S N P S P

SYNDICAT NATIONAL DES PRATICIENS

DE SANTE PUBLIQUE

SECTEUR SANITAIRE DE DOUERA    

Cet espace est une fenêtre sur le secteur sanitaire de Douera

 

      Son contenu est  le produit exclusif de syndicalistes affiliés au  SNPSP du secteur sanitaire de Douéra. Etant en pleine construction nous vous demandons de l’indulgence et vous proposons de l'enrichir en nous faisant parvenir  vos commentaires ainsi que vos suggestions.

 

          L’administrateur du site : Dr GUEDDOUM Djamel

Lundi 20 février 2006

Professeur  Belabes (Institut Pasteur)

             <<On ne peut pas parler aujourd’hui de pandémie de grippe tant qu’une nouvelle forme de virus adaptable à l’homme n’est pas détectée. S’il arrive que cette forme fasse son apparition, l’Algérie ne sera pas épargnée.

 On ignore encore quand cette pandémie aura lieu, aucun pays au monde n’est préparé contre cette maladie et même les stocks d’antiviraux ne viendraient pas au bout de ce virus. Seul un vaccin peut lutter contre le H5N1. Pour pouvoir le mettre au point, il faut au moins six mois après l’apparition de l’épidémie pour connaître la forme du virus muté >>

 

par snpspdouera publié dans : LA GRIPPE AVIAIRE
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Lundi 20 février 2006

Par Mustapha HAMMOUCHE

Un débrayage largement suivi a paralysé les écoles, collèges et lycées du pays. Après avoir proclamé l’illégitimité de l’Intersyndicale des enseignants, le ministère avait recouru à la justice pour faire établir l’illégalité de l’appel à la grève.
L’attitude des autorités, habituées au confort d’un dialogue social organisé en partenariat avec les syndicats de leur choix, a débouché sur cette paradoxale situation : un mot d’ordre que les fonctionnaires de l’éducation ont massivement suivi est pourtant frappé d’illégalité.
Il y a quelque chose de gênant dans la démarche des pouvoirs publics. Le recours systématique à la justice pour mettre hors la loi la revendication sociale autonome a tout l’air d’un douteux subterfuge visant à appuyer une démarche politique. L’habillage judiciaire d’une répression politique n’est pas un procédé nouveau. D’autres acteurs de la vie publique l’ont éprouvé.
Son usage dans le domaine social pose  la question du droit politique de représentation. Le contexte est marqué par une émulation organisationnelle dans le monde du travail, et le pouvoir ne semble pas disposé à permettre cette floraison syndicale.
Le système a réussi, par la répression et le clientélisme, à faire refluer le peu de libertés politiques acquises depuis Octobre 1988. Des partis, des associations et des journaux “maison” permettent, en effet, de présenter une vitrine de diversités dans un pays politiquement et médiatiquement normalisé. Le monde du travail, probablement du fait de la crise économique, a mis du retard à envisager une vie autonome. L’économie publique, en phase de démantèlement, n’était et n’est plus apte à prendre en charge des demandes sociales, et ses effectifs se sont progressivement réduits à leur plus simple expression. La Fonction publique est l’ultime lieu d’agrégation de catégories de personnels homogènes.
Dans cette conjoncture de crise et de transition vers rien, l’heure n’était pas à la revendication. L’emploi même constitue une fin improbable pour beaucoup d’Algériens, et surtout pour les plus jeunes d’entre eux. La précarité est un substitut à la répression ; elle assure l’ordre dans la sphère sociale. C’est peut-être pour cette raison que les autorités s’accommodent allègrement d’une situation où, d’après une récente enquête, la moitié seulement des travailleurs sont déclarés à la caisse d’assurance et au fisc !
À cela s’ajoute le confort de la représentation unique du monde du travail par l’UGTA. Ce despotisme syndical est chevillé au système par l’institution de la tripartite (employeurs multiples-syndicat unique) et la bipartite, pour les fonctionnaires (employeur unique- syndicat unique).
L’enjeu de ces grèves récurrentes et invariablement repoussées dans leur légitimité même dépasse le contenu revendicatif de chacune. On assiste aujourd’hui à un combat politique entre le versant social de l’ancien système et une revendication populaire de démocratie syndicale.
Le pouvoir d’agréer des syndicats est conçu comme un pouvoir d’avorter leur naissance. Leur inexistence administrative rend possible leur négation. Mais au vu de l’efficacité de ces organisations, on peut s’interroger sur la légalité de leur interdiction.

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Vendredi 17 février 2006

NOTRE ORGANISATION SANITAIRE A L’EPREUVE DE LA GRIPPE AVIAIRE

 

 

 

                         Depuis 2003 les étapes évolutives du virus de la grippe aviaire (H5N1) montrent que nous nous dirigeons inéluctablement vers une pandémie de grippe à virus H5N1 mutant ou recombinant. La question n’est donc plus de savoir s’il y aura pandémie ou pas mais plutôt  quand aura t-elle lieu ? La grippe aviaire due au virus H5N1 demeure une maladie à l’allure et aux caractéristiques d’une maladie  professionnelle car  elle touche une population proche du milieu aviaire . De ce fait la menace actuelle que représentent les échanges avec les pays touchés est sans commune mesure avec le risque que représente le flux important entre l’Algérie et la France dès la confirmation d’une contamination inter-humaine par un virus issu du germe H5N1. Néanmoins les mesures spécifiques prises pour le contrôle sanitaire des échanges avec ces pays sont d’une importance capitale afin que la recombinaison du virus qui aboutirait au virus à transmission inter-humaine ne se fasse pas chez nous. Car le scénario le plus catastrophique pour l’Algérie serait que la pandémie ait pour point de départ notre pays. Pour autant est-ce que notre pays est prêt à affronter une menace sanitaire d’une telle envergure quel-qu’en soit le scénario ? Le cafouillage qu’il y a eu en fin d’année 2005 dans certains établissements de santé lors de la vaccination contre la grippe ordinaire nous laisse perplexes et nous interpelle pour faire l’inventaire de nos moyens, de nos troupes et de notre organisation sanitaire. L’Algérie dispose d’un maillage conséquent du territoire national en matière de structures sanitaires pour soins de proximité, et c’est sur ces soins de proximité que reposera l’essentiel de l’action sanitaire. Elle dispose aussi d’un nombre important de médecins généralistes, de pharmaciens, de personnel paramédical qui forment la ligne de front pour contenir une telle catastrophe sanitaire. Les moyens financiers existent si tant est qu’ils soient mobilisables avec une longueur d’avance sur la propagation du virus. Reste l’organisation des services de santé qui comme chacun le sait demeure un problème endémique lié assurément à l’obsolescence de notre système de santé actuel. Ceci étant, il ne s’agira pas de pavoiser, car l’urgence est  un plan de lutte qui impliquerait l’ensemble des départements gouvernementaux sans oublier le mouvement associatif, syndical, ainsi que les imams, afin de minimiser le tribu et l’impact. Il ne s’agira pas que d’avoir des moyens, il s’agira surtout de bien les organiser et de les mobiliser à temps. La gestion de l’information qu’elle soit à l’endroit de la population ou des professionnels de santé est un volet aussi crucial que stratégique ; celle-ci sera déterminante pour répondre de manière organisée à une augmentation vertigineuse de besoins de prise en charge           (surtout pendant les semaines de vague pandemique) pour lequel notre système de santé n’est assurément pas adapté. Une  information opaque, une information bricolée sont tout aussi dangereuses que pas d’information du tout. La protection de la population passe aussi par la protection de notre personnel soignant . Le personnel affecté aux soins de proximité comme tout personnel aux fonctions exposantes doit bénéficier de tous les éléments de protection afin de répondre dans des conditions optimales de sécurité à une demande de soins qui pourrait émaner du tiers de la population algérienne. Au jour d’aujourd’hui notre pays n’est pas prêt à un tel défi sanitaire d’où l’urgence d’un dispositif de lutte , d’une stratégie d’information des masses , de formation des professionnels de santé et d’organisation des circuits de prise en charge, faute de quoi nous aurons à subir la pandémie et à en compter les victimes.

 

                                                                      

 

                                                                         Dr Djamel GUEDDOUM

 

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Mercredi 8 février 2006

 

 

Mercredi 8 février 2006

AP | 08.02.06 | 17:41


LAGOS (AP) -- L'Afrique est confrontée à son premier cas de grippe aviaire connu. Une souche "hautement pathogène" du virus H5N1 a été découverte dans un élevage de 46.000 volailles du nord du Nigeria.
L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui est basée à Paris, a annoncé mercredi avoir été informée par le Nigeria de cette épizootie dans un élevage de Jaji, un village situé dans l'Etat de Kaduna (nord). L'exploitation industrielle de poules pondeuses, qui comprenait également quelques oies et autruches, a été désinfectée et placée en quarantaine.
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Mardi 7 février 2006

SNPSP EST    El-Watan   07 fev 2006
Le recours à la justice dénoncé

Réuni en conclave régional regroupant 18 wilayas de l’Est au secteur sanitaire de Aïn Beïda, relevant de la wilaya d’Oum El Bouaghi, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) soutient la grève entamée depuis deux jours par les vétérinaires et lance un appel pour que cesse le recours à la justice.

 

 

 

 

 

Selon le Dr Bensebaïni, président du SNPSP, réélu lors d’un congrès électif tenu les 21 et 22 décembre 2005 à Oran, « les ministères sont à court d’arguments et font à chaque fois intervenir la justice, prétextant l’illégitimité de la grève ». Partant de là, les participants à cette rencontre, à caractère organique, comptent proposer au bureau national du syndicat de « se rallier à tous les syndicats autonomes pour la promulgation du statut de la Fonction publique, dénonçant par ailleurs le fait que le secrétaire général de l’UGTA soit le seul à défendre ce statut », précise notre interlocuteur, joint, hier au téléphone. Le SNPSP souhaite, à ce titre, que « les syndicats autonomes soient reconnus par les pouvoirs publics et participent eux aussi à la tripartite ». La rencontre d’hier est donc la première programmée par le SNPSP depuis le congrès d’Oran et le dépôt, conformément à la réglementation, du dossier de conformité du syndicat auprès du ministère. Le président du Syndicat des praticiens de la santé publique nous a affirmé, par ailleurs, concernant une éventuelle « reconduction » de la plateforme de revendications des praticiens de la Fonction publique : « Tout dépend de la promulgation du statut de la Fonction publique, car à partir de là on pourra aborder la question du statut particulier. » Cela étant, notre interlocuteur nous a également fait part du mécontentement des praticiens de la santé publique du secteur sanitaire de Aïn Beïda, lesquels n’ont pas reçu, contrairement à leurs confrères des autres wilayas, un rappel depuis 2002 des primes de contagion et d’intéressement suite à un conflit avec le directeur de ce secteur sanitaire. « Si cette situation persiste, les praticiens du secteur sanitaire de Aïn Beïda recourront alors à la grève jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause », a-t-il conclu à ce sujet.

 

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Vendredi 3 février 2006

Conseil de Déontologie Médicale

 

EL-WATAN : Djamila Kourta

 

Satisfecit de l’intersyndicale des praticiens

 

                           L’intersyndicale des praticiens de la santé publique, représentée par cinq syndicats du secteur, se félicite de la décision prise par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière relative à l’organisation des prochaines élections du conseil de l’ordre de déontologie médicale, prévue le 16 mars prochain.

                           Ce qui constitue en fait la réponse à la demande des syndicats exprimée au mois de novembre dernier auprès de Amar Tou. Une « revendication » importante aux yeux des différents intervenants représentant les syndicats des praticiens (SNPSP, SNPSSP, SNAPO, SNPDSM et SNMASM) qui « va aboutir à un conseil de l’ordre fort et indépendant », ont souligné les syndicalistes lors d’une conférence de presse organisée conjointement, hier, au siège du SNPSSP. Pour l’intersyndicale, les syndicats des praticiens « se sont sentis interpellés et dans l’obligation d’assumer des responsabilités historiques ».

                   Confusion et vide institutionnel

Ils considèrent que la situation est « dramatique » accentuée par une « faillite institutionnelle globale et d’échec. Le récent coup de force du conseil national de déontologie médicale (CNDM), par ailleurs illégal, qui a tenté d’instaurer une politique du fait accompli, a achevé de les conforter dans leurs appréciations et de les édifier dans leurs résolutions et décisions ». Telles sont, entre autres, les raisons qui les ont poussés, selon les syndicalistes, à faire appel au ministère de la Santé. D’autres part, ajoutent-ils sans précision aucune, « du fait de la confusion et du vide institutionnel, plusieurs affaires relevant des prérogatives du conseil de l’ordre ont fini par être soumises aux différents syndicats qui ont du reste fort à faire par ailleurs ». Pour l’intersyndicale, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière demeure l’unique institution « devant veiller au premier ressort à l’application des lois et de la réglementation, ainsi qu’au contrôle du fonctionnement des institutions sectorielles ». C’est ainsi que les syndicats, précisent-ils, sont arrivés, « légitimement » et « légalement, à demander l’application des dispositions de l’article 226 du code de déontologie médicale, tel que souhaité par la majorité des praticiens nationaux, tous corps confondus, qui ont mandaté leurs syndicats respectifs à cet effet ». Ils relèvent, en outre, qu’un certain nombre de remarques et de commentaires se sont dégagés à la lecture des textes élaborés par le ministère de la Santé, dont la circulaire du 3 janvier notamment. Ils affirment que le ministre de la Santé a été saisi par écrit par l’intersyndicale pour lui soumettre une série de réserves qui porte, entre autres, sur la révision de la date du scrutin. « Afin de pouvoir mieux préparer ces élections », ont précisé les syndicalistes qui n’ont pas manqué de signaler que leur souci était la tenu d’élections « propres et honnêtes, crédibles et transparentes » et « non pas se porter candidat », d’autant plus que la loi ne le leur permet pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 2 février 2006
 La  grippe aviaire 

Quelques définitions

 Epizootie   Epidémie atteignant les espèces animales.

 Zoonose    Maladie animale affectant l’homme.

 Epidémie   Maladie infectieuse atteignant en même temps et dans un même

                   endroit un grand  nombre d’individus.

 Pandémie   Epidémie affectant toute l’espèce humaine sans limite de lieu

 Taux d’incidence   Pourcentage de la population atteinte dans une période 

                                de temps donnée (en général une année).

Taux d'attaque  Nombre de nouvelles infections survenues chez les patients

                  exposés au cours du mois, par rapport au nombre de ces patients exposés.

 

 La grippe espagnole

 Epidémie d’extension universelle (pandémie)

 

 Evolution sur 2 ans

 Trois phases :

 .Phase 1 : mars- juin 1918

 .Phase 2 : fin août 1918- mars 1919

 Phase 3 : mars 1919- juin 1920

 Recombinaison d’un segment de gène HA entre un gène aviaire  et un gène porcin

 

 .Environ 40 millions de morts

                      La grippe aviaire H5N1

Fin 2005 aucun cas avéré de transmission entre humains du virus H5N1 n’a encore été mis en évidence.

 Cependant… la propagation de l’infection chez les oiseaux augmente la probabilité de l’apparition d’un nouveau virus grippal dans la population humaine. Comme tous les virus grippaux de type A, le sous-type H5N1 a une grande capacité à muter au cours du temps.

Toutefois, le virus pandémique n’existe pas encore puisqu’il résulterait de la combinaison entre le H5N1 et une souche infectant l’homme ou d’une mutation importante du virus.  Personne ne peut donc en prédire sa virulence chez l’homme. Il sera différent des virus humains actuellement connus et du virus aviaire H5N1 actuel.

 Cas humain de grippe A (H5N1) confirmés biologiquement (PCR ou isolement viral) notifiés par l’OMS (janvier 2004 – 3 février 2006)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 2 février 2006

        Tamiflu  ?


Le Tamiflu (ou oseltamivir) est un médicament anti-viral utilisable par voie orale. Son activité anti-neuraminidase » cherche à diminuer les symptômes de la maladie grippale ; pour être efficace le traitement doit être débuté dans les 48 premières heures.
L’utilisation du Tamiflu ne s’envisage, à ce jour, qu’à titre curatif et ne peut être administré que sur prescription médicale. Les antibiotiques quant à eux, inactifs sur les virus, ne sont utilisés qu’en cas de surinfection bactérienne.

 Mode d’action : inhibiteur de la neuraminidase

 

Site d’action : systémique

 

Voie d’administration : orale (gélule, suspension buvable)

 

 Un vaccin contre la souche aviaire H5N1 devrait être disponibles pour le début 2006.

Mais, on ne connaît pas le nouveau virus qui serait à l’origine d’une pandémie. En raison des mutations de ce virus, en particulier celles qui lui permettraient d'acquérir la possibilité d'être transmissible entre humains, le vaccin H5N1 mentionné ci-dessus peut ne pas conférer une protection adaptée contre le virus qui provoquerait une pandémie.

 

 

 

 

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Jeudi 2 février 2006

Prévention contre l'épidémie de la grippe aviaire :

 

 

l'Algérie débloque 8 milliards de dinars

La Tribune :  Mekioussa Chekir    23 Janvier 2006
 

L'Algérie débloque 8 milliards de dinars Huit (08) milliards DA. Telle est l'enveloppe débloquée par l'Algérie pour parer à une éventuelle épidémie de grippe aviaire, a révélé hier à l'APS, M. Tou, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH), en marge d'une journée de présentation des programmes nationaux de prévention pour la période 2006-2009. Ce montant, précisera-t-il, permettra à notre pays d'importer près de 7 millions de doses de l'antiviral Tamiflu pour une couverture de 25% de la population.

«L'Algérie a dégagé les finances nécessaires pour faire face à toutes les livraisons possibles en Tamiflu ( ) Les pouvoirs publics ont proposé de "passer à la fabrication de cet antiviral par le groupe pharmaceutique public Saïdal», a t-il également ajouté. Les premiers stocks de Tamiflu ont été déjà importés en 2005, indique aussi l'APS, citant un responsable du service de prévention du ministère de la Santé, sans toutefois préciser les quantités importées. Le ministre a également annoncé la création d'une cellule commune de crise entre son département et celui de l'agriculture et du développement rural tout en précisant qu'un manuel opérationnel a déjà été élaboré par ses services aux fins de prévenir contre toute pandémie de grippe aviaire d'origine animale. Toujours à titre préventif, le département de Amar Tou a fait une commande de sept (07) millions de masques de protection pour le personnel sanitaire et la population. Pour la première catégorie, il s'agit de tenues spéciales de protection qui ont été commandées auprès de fournisseurs européens essentiellement. Si l'Algérie s'estime épargnée par le virus de la grippe aviaire, elle n'exclut pas pour autant de manière définitive d'éventuels risques en raison, particulièrement, de la présence de la main-d’œuvre étrangère, notamment turque et asiatique. C'est ce qui amené d'ailleurs les autorités à mettre en place un dispositif de contrôle au niveau des ports et aéroports, portes d'entrée en Algérie des étrangers provenant des pays touchés par la pandémie. Les autorités algériennes avaient, par ailleurs, assuré qu'elles n'importaient pas de volailles des pays concernés par la grippe aviaire et que jusqu'à ce jour, aucun cas n'a été signalé en Algérie. Nous apprenons, par ailleurs par le biais de l'AFP, l'hospitalisation, samedi, d'une jeune française à Montpellier (Sud de la France) au retour d'un séjour en Turquie. Les autorités sanitaires suspectant une possible grippe d'origine aviaire. A gée de 32 ans, cette dernière a été admise à l'hôpital alors qu'elle présentait des symptômes semblables à ceux de la grippe aviaire, à savoir une grippe accompagnée de troubles respiratoires.

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Mercredi 1 février 2006

 

Masques médicaux ou appareils de protection

respiratoire jetable

                En cas de pandémie de grippe due au virus aviaire mutant , le personnel médical chargé des soins de proximité (médecins généralistes, paramédical, pharmaciens)  sera amené  à effectuer 99 % des soins à nos concitoyens , il est à ce titre recommander dès à présent de :

 

·        Mettre à la disposition des secteurs sanitaires en particulier et de l’ensemble des établissements de santé en général des dispositifs de protection respiratoire jetables. Distribués à raison d’au moins un masque par personne exposée et par jour, le type de masques (FFP1, FFP2)  sera fonction de l’évaluation des risques : Type d’agent biologique, tâche effectuée…. 

 

·         Lancer une campagne d’initiation ciblant les professionnels de santé pour une bonne pratique d’utilisation des dispositifs de protection respiratoire .

 

·        Les prescripteurs du TAMIFLU étant essentiellement les médecins généralistes, ce médicament devras être mis à la disposition des établissements soins de santé de base.  

 

 
Les masques médicaux (masques de soins, masques chirurgicaux)

Le masque médical est destiné à éviter, lors de l’expiration de celui qui le porte, la projection de sécrétions des voies aériennes supérieures ou de salive pouvant contenir des agents infectieuxtransmissibles par voie « gouttelettes » ou « aérienne »:
- porté par le soignant, il prévient la contamination du patient et de son environnement (air, surfaces, produits),
- porté par le patient contagieux, il prévient la contamination de son entourage et de son environnement.
Par ailleurs le masque médical protège celui qui le porte contre les agents infectieux transmissibles par voie « gouttelettes». En aucun cas il ne le protége contre les agents infectieux transmissibles par voie « aérienne ».

 

              Les appareils de protection respiratoire jetables         

                    

          Un appareil de protection respiratoire jetable filtrant contre les particules, communément appelé « masque » de protection respiratoire, est destiné à protéger celui qui le porte contre l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie « aérienne ». Il le protège aussi contre le risque de transmission par voie « gouttelettes ».
Par ordre croissant d’efficacité, il existe trois classes d’appareils de protection respiratoire jetables : FFP1, FFP2, FFP3. L’efficacité prend en compte l’efficacité du filtre et la fuite au visage. La protection apportée dépend de la classe de l’appareil choisi et de son bon ajustement au visage. 
 

 

                   BONNES PRATIQUES D’UTILISATION  

  • Consulter les notices d’emploi fournies par les fabricants.  
  • Ajuster les masques ou appareils de protection respiratoire : dépliage complet , liens bien serrés ou élastiques bien en place, pince-nez ajusté.  
  • Une fois en place, ne pas manipuler le masque ou l’appareil de protection respiratoire car il existe un risque de détérioration de celui-ci et de contamination des mains.  
  • Se laver les mains après avoir enlevé le masque ou l’appareil de protection respiratoire .  
  • Eliminer le masque ou l’appareil de protection  utilisé dans la filière des déchets septiques.  
  • Attention, un masque ou un appareil de protection respiratoire filtrant contre les particules ne protège pas contre l’inhalation de gaz ou de vapeurs (désinfectants, gaz anesthésiques...)  
  • Porter un masque avec une couche imperméable, s’il existe un risque de projections de liquides biologiques 

Dénomination

 

 

 

Exemples d’indication

Porté par

Le soignant

 

 

 

 

Le patient

 

 

 

 

Le visiteur

 

 

 

 

Masque médical

 

 

 

 

Sans couche imperméable

 

 

 

 

Actes de soins ou de petite chirurgie sans risque de projection de liquides biologiques

X

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les déplacements des patients contagieux (exemple : tuberculose)

 

 

 

 

 

X