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Lundi 20 février 2006

Par Mustapha HAMMOUCHE

Un débrayage largement suivi a paralysé les écoles, collèges et lycées du pays. Après avoir proclamé l’illégitimité de l’Intersyndicale des enseignants, le ministère avait recouru à la justice pour faire établir l’illégalité de l’appel à la grève.
L’attitude des autorités, habituées au confort d’un dialogue social organisé en partenariat avec les syndicats de leur choix, a débouché sur cette paradoxale situation : un mot d’ordre que les fonctionnaires de l’éducation ont massivement suivi est pourtant frappé d’illégalité.
Il y a quelque chose de gênant dans la démarche des pouvoirs publics. Le recours systématique à la justice pour mettre hors la loi la revendication sociale autonome a tout l’air d’un douteux subterfuge visant à appuyer une démarche politique. L’habillage judiciaire d’une répression politique n’est pas un procédé nouveau. D’autres acteurs de la vie publique l’ont éprouvé.
Son usage dans le domaine social pose  la question du droit politique de représentation. Le contexte est marqué par une émulation organisationnelle dans le monde du travail, et le pouvoir ne semble pas disposé à permettre cette floraison syndicale.
Le système a réussi, par la répression et le clientélisme, à faire refluer le peu de libertés politiques acquises depuis Octobre 1988. Des partis, des associations et des journaux “maison” permettent, en effet, de présenter une vitrine de diversités dans un pays politiquement et médiatiquement normalisé. Le monde du travail, probablement du fait de la crise économique, a mis du retard à envisager une vie autonome. L’économie publique, en phase de démantèlement, n’était et n’est plus apte à prendre en charge des demandes sociales, et ses effectifs se sont progressivement réduits à leur plus simple expression. La Fonction publique est l’ultime lieu d’agrégation de catégories de personnels homogènes.
Dans cette conjoncture de crise et de transition vers rien, l’heure n’était pas à la revendication. L’emploi même constitue une fin improbable pour beaucoup d’Algériens, et surtout pour les plus jeunes d’entre eux. La précarité est un substitut à la répression ; elle assure l’ordre dans la sphère sociale. C’est peut-être pour cette raison que les autorités s’accommodent allègrement d’une situation où, d’après une récente enquête, la moitié seulement des travailleurs sont déclarés à la caisse d’assurance et au fisc !
À cela s’ajoute le confort de la représentation unique du monde du travail par l’UGTA. Ce despotisme syndical est chevillé au système par l’institution de la tripartite (employeurs multiples-syndicat unique) et la bipartite, pour les fonctionnaires (employeur unique- syndicat unique).
L’enjeu de ces grèves récurrentes et invariablement repoussées dans leur légitimité même dépasse le contenu revendicatif de chacune. On assiste aujourd’hui à un combat politique entre le versant social de l’ancien système et une revendication populaire de démocratie syndicale.
Le pouvoir d’agréer des syndicats est conçu comme un pouvoir d’avorter leur naissance. Leur inexistence administrative rend possible leur négation. Mais au vu de l’efficacité de ces organisations, on peut s’interroger sur la légalité de leur interdiction.

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Mardi 7 février 2006

SNPSP EST    El-Watan   07 fev 2006
Le recours à la justice dénoncé

Réuni en conclave régional regroupant 18 wilayas de l’Est au secteur sanitaire de Aïn Beïda, relevant de la wilaya d’Oum El Bouaghi, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) soutient la grève entamée depuis deux jours par les vétérinaires et lance un appel pour que cesse le recours à la justice.

 

 

 

 

 

Selon le Dr Bensebaïni, président du SNPSP, réélu lors d’un congrès électif tenu les 21 et 22 décembre 2005 à Oran, « les ministères sont à court d’arguments et font à chaque fois intervenir la justice, prétextant l’illégitimité de la grève ». Partant de là, les participants à cette rencontre, à caractère organique, comptent proposer au bureau national du syndicat de « se rallier à tous les syndicats autonomes pour la promulgation du statut de la Fonction publique, dénonçant par ailleurs le fait que le secrétaire général de l’UGTA soit le seul à défendre ce statut », précise notre interlocuteur, joint, hier au téléphone. Le SNPSP souhaite, à ce titre, que « les syndicats autonomes soient reconnus par les pouvoirs publics et participent eux aussi à la tripartite ». La rencontre d’hier est donc la première programmée par le SNPSP depuis le congrès d’Oran et le dépôt, conformément à la réglementation, du dossier de conformité du syndicat auprès du ministère. Le président du Syndicat des praticiens de la santé publique nous a affirmé, par ailleurs, concernant une éventuelle « reconduction » de la plateforme de revendications des praticiens de la Fonction publique : « Tout dépend de la promulgation du statut de la Fonction publique, car à partir de là on pourra aborder la question du statut particulier. » Cela étant, notre interlocuteur nous a également fait part du mécontentement des praticiens de la santé publique du secteur sanitaire de Aïn Beïda, lesquels n’ont pas reçu, contrairement à leurs confrères des autres wilayas, un rappel depuis 2002 des primes de contagion et d’intéressement suite à un conflit avec le directeur de ce secteur sanitaire. « Si cette situation persiste, les praticiens du secteur sanitaire de Aïn Beïda recourront alors à la grève jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause », a-t-il conclu à ce sujet.

 

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Vendredi 3 février 2006

Conseil de Déontologie Médicale

 

EL-WATAN : Djamila Kourta

 

Satisfecit de l’intersyndicale des praticiens

 

                           L’intersyndicale des praticiens de la santé publique, représentée par cinq syndicats du secteur, se félicite de la décision prise par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière relative à l’organisation des prochaines élections du conseil de l’ordre de déontologie médicale, prévue le 16 mars prochain.

                           Ce qui constitue en fait la réponse à la demande des syndicats exprimée au mois de novembre dernier auprès de Amar Tou. Une « revendication » importante aux yeux des différents intervenants représentant les syndicats des praticiens (SNPSP, SNPSSP, SNAPO, SNPDSM et SNMASM) qui « va aboutir à un conseil de l’ordre fort et indépendant », ont souligné les syndicalistes lors d’une conférence de presse organisée conjointement, hier, au siège du SNPSSP. Pour l’intersyndicale, les syndicats des praticiens « se sont sentis interpellés et dans l’obligation d’assumer des responsabilités historiques ».

                   Confusion et vide institutionnel

Ils considèrent que la situation est « dramatique » accentuée par une « faillite institutionnelle globale et d’échec. Le récent coup de force du conseil national de déontologie médicale (CNDM), par ailleurs illégal, qui a tenté d’instaurer une politique du fait accompli, a achevé de les conforter dans leurs appréciations et de les édifier dans leurs résolutions et décisions ». Telles sont, entre autres, les raisons qui les ont poussés, selon les syndicalistes, à faire appel au ministère de la Santé. D’autres part, ajoutent-ils sans précision aucune, « du fait de la confusion et du vide institutionnel, plusieurs affaires relevant des prérogatives du conseil de l’ordre ont fini par être soumises aux différents syndicats qui ont du reste fort à faire par ailleurs ». Pour l’intersyndicale, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière demeure l’unique institution « devant veiller au premier ressort à l’application des lois et de la réglementation, ainsi qu’au contrôle du fonctionnement des institutions sectorielles ». C’est ainsi que les syndicats, précisent-ils, sont arrivés, « légitimement » et « légalement, à demander l’application des dispositions de l’article 226 du code de déontologie médicale, tel que souhaité par la majorité des praticiens nationaux, tous corps confondus, qui ont mandaté leurs syndicats respectifs à cet effet ». Ils relèvent, en outre, qu’un certain nombre de remarques et de commentaires se sont dégagés à la lecture des textes élaborés par le ministère de la Santé, dont la circulaire du 3 janvier notamment. Ils affirment que le ministre de la Santé a été saisi par écrit par l’intersyndicale pour lui soumettre une série de réserves qui porte, entre autres, sur la révision de la date du scrutin. « Afin de pouvoir mieux préparer ces élections », ont précisé les syndicalistes qui n’ont pas manqué de signaler que leur souci était la tenu d’élections « propres et honnêtes, crédibles et transparentes » et « non pas se porter candidat », d’autant plus que la loi ne le leur permet pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 1 février 2006

Le nouveau siège de l’Institut Pasteur d’Algérie, sis à Dély-Ibrahim, a abrité, hier, une rencontre scientifique consacrée à un thème d’actualité, à savoir la grippe aviaire. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, des cadres de ce ministère, des médecins, des représentants de l’Algérienne des Eaux (ADE), ainsi que des vétérinaires, des pharmaciens et des étudiants, ont pris part à la manifestation.
Celle-ci a été marquée par une série d’exposés, accompagnés de diapositives, sur le virus grippal et les risques de pandémie, la situation de la grippe aviaire à l’échelle internationale et les mesures prises en Algérie. Il a beaucoup été question, dans les interventions, des “grandes migrations” d’oiseaux, du “diagnostic” sur le terrain et “des mesures barrières” de la grippe.
Le Dr Bouguedour, directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, a affirmé que dès 2004, un travail de sensibilisation a été entrepris avec les voyageurs se rendant dans les pays infectés. Mais, c’est à partir de l’année suivante, exactement en mars 2005, que notre pays a suspendu les importations d’oiseaux, a-t-il précisé. Le Dr Bouguedour a en outre indiqué qu’une cellule de veille et de suivi de l’évolution du virus IA a été mise en place en octobre de la même année, suivie par d’autres décisions. Il a cité, notamment la “surveillance active” dans les zones humides, l’adoption d’un plan d’intervention d’urgence et, février en cours, l’installation par décret exécutif d’une commission nationale et de commissions de wilaya. “Le vétérinaire n’est qu’un maillon de la chaîne”, a soutenu l’orateur, estimant que tous les maillons de la chaîne, présents à l'échelle de la wilaya, doivent réagir en même temps.
Le représentant du ministère de l’Agriculture a également rappelé que l’Algérie est actuellement dans la phase I, celle de “veille et de vigilance”. Il n’empêche, la seconde phase relative à “l’apparition de foyers en Algérie” est fin prête et déclenchera, si c’est le cas, le fameux plan d’urgence. Le Dr Bouguedour a aussi annoncé les mesures prises avant-hier par son ministère, en liaison avec “la conjoncture” ou
l’apparition de cas de grippe dans le continent africain : recommandations aux éleveurs pour éviter tout contact avec les oiseaux migratoires, ainsi que celles destinées, par voie d’affichage, aux voyageurs.
Au cours du débat, les participants ont soulevé le problème des petits éleveurs “clandestins” qui sont difficiles à identifier, ainsi que l’absence de “directives” au niveau des services d’épidémiologie des hôpitaux.

H. AMEYAR

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Lundi 30 janvier 2006

50 000 décès par an causés par les maladies cardiovasculaires
Le nouveau mal des Algériens El Watan du 18 02 2006

L’alerte a été donnée, hier, par d’éminents spécialistes en cardiologie algériens et étrangers réunis dans le cadre des journées scientifiques placées sous le thème « A l’aube d’une nouvelle ère de prévention cardiovasculaire » organisées par le laboratoire Pfizer à l’hôtel Sheraton.

 

 

 

 

 

Ces maladies nécessitent, selon les spécialistes, une attention particulière pour arriver à une meilleure prise en charge des malades. L’Algérie enregistre 200 000 décès par an (toutes causes confondues) dont 50 000 causés par les maladies cardiovasculaires. « Il est urgent de définir les priorités de santé publique afin de tracer des programmes nationaux de prévention et d’action », a déclaré Pr Bougherbal qui a présenté une communication sur la transition épidémiologique en Algérie. Les changements en matière d’habitudes alimentaires, le tabagisme, la sédentarité, l’environnement et le stress constituent, d’après lui, les facteurs de risque prédominants. Pour lui, une politique de prévention est plus que jamais requise pour tenter de freiner « cette razzia en vies humaines ». La question doit être aujourd’hui une priorité des pouvoirs publics. Les différents intervenants n’ont pas manqué de relever que la prise en charge de ces maladies exige des moyens financiers et matériels très importants. Ils ont déploré le manque de structures spécialisées au niveau national. Ce qui explique, par ailleurs, cette flambée de mortalité. « Les moyens de prise en charge d’un accident vasculaire cérébral (AVC), qui sont aujourd’hui très fréquents, font sérieusement défaut », ont-il noté. A signaler que l’Algérie enregistre 16 000 décès par an suite aux accidents vasculaires cérébraux (AVC), selon les résultats de l’étude observationelle « Action » relative à l’AVC menée par le laboratoire Merck. Cet état des lieux préoccupant n’est, en fait, qu’un cri d’alarme des spécialistes qui continuent malgré tout à faire des miracles. Les pouvoirs publics, particulièrement le ministère de la Santé, sont interpellés. L’hypertension artérielle, qui est considérée comme un des facteurs de risques de ces maladies, touche aujourd’hui près de 34% de la population algérienne, selon Dr Benkhedda, en faisant référence à l’étude réalisée par la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA). Pour lui, l’évolution de cette maladie est inquiétante et des programmes urgents de prévention sont plus que recommandés. Les facteurs les plus corrélés à l’augmentation des chiffres tensionels sont l’âge et le poids. Que peut-on faire à long terme ? La prévention, rien que la prévention, n’ont-ils cessé de marteler. Les participants ont souligné la nécessité de favoriser les échanges entre chercheurs et spécialistes afin d’établir un programme commun de lutte contre les maladies cardiovasculaires. Ils ont mis l’accent également sur la nécessité de prendre des initiatives en matière de prévention en impliquant d’autres domaines et spécialités en rapport avec l’hygiène de vie du citoyen et en matière d’épidémiologie. Le lancement d’une large campagne de prévention est recommandé. Le rôle de l’école est déterminant, selon Pr Bougherbal. « C’est aux jeunes qu’ils faut s’adresser concernant les dangers du tabac, des boissons sucrées, des produits alimentaires. La prévention doit commencer à ce niveau-là », a-t-il ajouté. Les spécialistes ont plaidé pour le renforcement des stratégies de surveillance et de contrôle des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, comme le tabac, l’alcool, l’obésité, la sédentarisation et le diabète. Pr Nibouche a, quant à lui, présenté les résultats de l’étude Step réalisée par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS, axée sur l’identification des facteurs de risques majeurs les plus fréquents. Menée dans deux wilayas pilotes, Sétif et Mostaganem, cette étude a concerné 4136 personnes des deux sexes, âgées de 25 à 64 ans. Parmi les cinq lourdes maladies chroniques recherchées chez cette population, l’hypertension artérielle est en tête. Sa prévalence dans ces deux zones est de 26%. Par ailleurs, la prévalence de l’hypercholestérolémie est de 3,8%, celles de ces facteurs de risques est de 55,3% pour la consommation de moins de 5 parts de fruits et légumes, 25,6% pour la consommation de tabac, 21,6% pour la sédentarité, 14,5% pour l’obésité, 7,3% pour le diabète, 6,9% pour l’obésité androïde, 3,7% pour l’hypercholestérolémie et 1,1% pour la consommation d’alcool. Les traitements médicamenteux étaient également au centre des débats. Pr N. Poulter, épidémiologiste britannique, est revenu sur les preuves des inhibiteurs calciques dans l’hypertension artérielle en 2006 telles que l’Amlodipine (Amlor) et l’impact des programmes de prévention sur la prise en charge du risque cardiovasculaire. Il a signalé que les traitements de l’hypertension ont permis de réduire considérablement le taux de mortalité dans certains pays tels le Japon et la France. Il est clair pour lui que les moyens efficaces de prévention passent aussi par le traitement de l’HTA, le diabète et la lutte contre l’obésité. « Il y a deux niveaux de lutte contre ces problèmes qui sont appelés à augmenter d’ici à 2020. D’abord, le régime, l’activité physique et puis le traitement. Les moyens thérapeutiques existent et ont démontré leur efficacité », a-t-il précisé après avoir présenté les différentes études comparatives. Pr Poulter redoute l’épidémie de l’avenir qu’est l’obésité si rien n’est fait. Par ailleurs, les travaux de ces journées ont pris fin hier avec une série de recommandations pour ce qui est de la pratique quotidienne de la dyslipidémie du diabétique et la place de l’angioplastie dans le traitement de la maladie coronaire.

 

 

 

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Samedi 21 janvier 2006

Déontologie médicale  El-Watan  21 janvier 2006
Amar Tou installe la commission électorale

La date des élections des conseils de déontologie médicale est fixée au 13 avril, au lieu du 16 mars, comme cela était instruit par la circulaire du 3 janvier du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Cette nouvelle date a été décidée en étroite concertation avec les cinq syndicats du secteur réunis au sein de la coordination de l’intersyndicale, à savoir le SNPSP, le SNPSSP, le SNMASM, le SNAPO et le SNPDSM.

 

 

 

 

 

Laquelle avait saisi par écrit, rappelons-le, Amar Tou pour le report de ce rendez-vous électoral. Chose faite. C’est cette même intersyndicale qui avait sollicité le même ministre pour l’organisation de ces élections conformément à l’article 226 du code de déontologie médicale au moment où le Conseil national de déontologie médicale (CNDM) a décidé d’organiser ses élections. Motif : les syndicalistes ont évoqué le dépassement des mandats et ont décrété l’illégalité des membres de cette institution. Selon certaines indiscrétions, cette coordination de syndicats autonomes aurait demandé à Amar Tou d’annoncer officiellement le gel des activités du CNDM. En attendant, Amar Tou a rendu public officiellement le nouveau calendrier électoral, après celui fixé par la circulaire du 3 janvier. Dans un communiqué parvenu jeudi à notre rédaction, le ministère de la Santé informe que Amar Tou a procédé, ce jour-là, à l’installation de la commission nationale d’organisation et de contrôle des élections du conseil national et des conseils régionaux de déontologie médicale. « La commission nationale chargée de réunir toutes les conditions pour le bon déroulement de ces élections est composée de représentants des syndicats des praticiens (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens), des associations médicales professionnelles et de ceux de l’administration centrale du ministère de la Santé », a précisé la même source, sans aucune autre précision. A l’issue de cette cérémonie d’installation, poursuit le communiqué, le calendrier des élections a été adopté d’un commun accord pour les élections des conseils régionaux, prévues le 13 avril. La date de retrait des bulletins de candidature au niveau des directions de la santé des wilayas (DSP) est fixée au 21 janvier et la date limite de dépôt des candidatures, au 26 février, a-t-on indiqué. Quant aux élections du conseil national, qui auront lieu le 25 mai, le retrait des bulletins de candidature est fixé au 30 avril au niveau des DSP des wilayas, tandis que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 mai, ajoute-t-on. Enfin, l’installation des conseils régionaux se fera au plus tard le 23 avril et celle du conseil national le 3 juin, a annoncé le ministère. Il est important de rappeler que le conseil national de déontologie médicale a dû geler son calendrier électoral suite à l’instruction ministérielle du 3 janvier. Il a aussi saisi le Conseil d’Etat « pour violation par le ministère de la Santé des textes de loi ». Le CNDM a appelé les praticiens (médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens) à participer à titre individuel à ces élections. Devant cet état de fait, certains membres des sections ordinales et de la commission de préparation des élections installée par le CNDM, dont le président sortant duduit conseil, se sont opposés à la démarche adoptée par leurs confrères et se démarquent de cette situation. Pour eux, « c’est une humiliation » pour la corporation médicale.

 

 

 

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Jeudi 1 décembre 2005

50 000 décès par an causés par les maladies cardiovasculaires
Le nouveau mal des Algériens El Watan du 18 02 2006

L’alerte a été donnée, hier, par d’éminents spécialistes en cardiologie algériens et étrangers réunis dans le cadre des journées scientifiques placées sous le thème « A l’aube d’une nouvelle ère de prévention cardiovasculaire » organisées par le laboratoire Pfizer à l’hôtel Sheraton.

 

 

 

 

 

Ces maladies nécessitent, selon les spécialistes, une attention particulière pour arriver à une meilleure prise en charge des malades. L’Algérie enregistre 200 000 décès par an (toutes causes confondues) dont 50 000 causés par les maladies cardiovasculaires. « Il est urgent de définir les priorités de santé publique afin de tracer des programmes nationaux de prévention et d’action », a déclaré Pr Bougherbal qui a présenté une communication sur la transition épidémiologique en Algérie. Les changements en matière d’habitudes alimentaires, le tabagisme, la sédentarité, l’environnement et le stress constituent, d’après lui, les facteurs de risque prédominants. Pour lui, une politique de prévention est plus que jamais requise pour tenter de freiner « cette razzia en vies humaines ». La question doit être aujourd’hui une priorité des pouvoirs publics. Les différents intervenants n’ont pas manqué de relever que la prise en charge de ces maladies exige des moyens financiers et matériels très importants. Ils ont déploré le manque de structures spécialisées au niveau national. Ce qui explique, par ailleurs, cette flambée de mortalité. « Les moyens de prise en charge d’un accident vasculaire cérébral (AVC), qui sont aujourd’hui très fréquents, font sérieusement défaut », ont-il noté. A signaler que l’Algérie enregistre 16 000 décès par an suite aux accidents vasculaires cérébraux (AVC), selon les résultats de l’étude observationelle « Action » relative à l’AVC menée par le laboratoire Merck. Cet état des lieux préoccupant n’est, en fait, qu’un cri d’alarme des spécialistes qui continuent malgré tout à faire des miracles. Les pouvoirs publics, particulièrement le ministère de la Santé, sont interpellés. L’hypertension artérielle, qui est considérée comme un des facteurs de risques de ces maladies, touche aujourd’hui près de 34% de la population algérienne, selon Dr Benkhedda, en faisant référence à l’étude réalisée par la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA). Pour lui, l’évolution de cette maladie est inquiétante et des programmes urgents de prévention sont plus que recommandés. Les facteurs les plus corrélés à l’augmentation des chiffres tensionels sont l’âge et le poids. Que peut-on faire à long terme ? La prévention, rien que la prévention, n’ont-ils cessé de marteler. Les participants ont souligné la nécessité de favoriser les échanges entre chercheurs et spécialistes afin d’établir un programme commun de lutte contre les maladies cardiovasculaires. Ils ont mis l’accent également sur la nécessité de prendre des initiatives en matière de prévention en impliquant d’autres domaines et spécialités en rapport avec l’hygiène de vie du citoyen et en matière d’épidémiologie. Le lancement d’une large campagne de prévention est recommandé. Le rôle de l’école est déterminant, selon Pr Bougherbal. « C’est aux jeunes qu’ils faut s’adresser concernant les dangers du tabac, des boissons sucrées, des produits alimentaires. La prévention doit commencer à ce niveau-là », a-t-il ajouté. Les spécialistes ont plaidé pour le renforcement des stratégies de surveillance et de contrôle des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, comme le tabac, l’alcool, l’obésité, la sédentarisation et le diabète. Pr Nibouche a, quant à lui, présenté les résultats de l’étude Step réalisée par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS, axée sur l’identification des facteurs de risques majeurs les plus fréquents. Menée dans deux wilayas pilotes, Sétif et Mostaganem, cette étude a concerné 4136 personnes des deux sexes, âgées de 25 à 64 ans. Parmi les cinq lourdes maladies chroniques recherchées chez cette population, l’hypertension artérielle est en tête. Sa prévalence dans ces deux zones est de 26%. Par ailleurs, la prévalence de l’hypercholestérolémie est de 3,8%, celles de ces facteurs de risques est de 55,3% pour la consommation de moins de 5 parts de fruits et légumes, 25,6% pour la consommation de tabac, 21,6% pour la sédentarité, 14,5% pour l’obésité, 7,3% pour le diabète, 6,9% pour l’obésité androïde, 3,7% pour l’hypercholestérolémie et 1,1% pour la consommation d’alcool. Les traitements médicamenteux étaient également au centre des débats. Pr N. Poulter, épidémiologiste britannique, est revenu sur les preuves des inhibiteurs calciques dans l’hypertension artérielle en 2006 telles que l’Amlodipine (Amlor) et l’impact des programmes de prévention sur la prise en charge du risque cardiovasculaire. Il a signalé que les traitements de l’hypertension ont permis de réduire considérablement le taux de mortalité dans certains pays tels le Japon et la France. Il est clair pour lui que les moyens efficaces de prévention passent aussi par le traitement de l’HTA, le diabète et la lutte contre l’obésité. « Il y a deux niveaux de lutte contre ces problèmes qui sont appelés à augmenter d’ici à 2020. D’abord, le régime, l’activité physique et puis le traitement. Les moyens thérapeutiques existent et ont démontré leur efficacité », a-t-il précisé après avoir présenté les différentes études comparatives. Pr Poulter redoute l’épidémie de l’avenir qu’est l’obésité si rien n’est fait. Par ailleurs, les travaux de ces journées ont pris fin hier avec une série de recommandations pour ce qui est de la pratique quotidienne de la dyslipidémie du diabétique et la place de l’angioplastie dans le traitement de la maladie coronaire.

 

 

 

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