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Lundi 20 février 2006

Professeur  Belabes (Institut Pasteur)

             <<On ne peut pas parler aujourd’hui de pandémie de grippe tant qu’une nouvelle forme de virus adaptable à l’homme n’est pas détectée. S’il arrive que cette forme fasse son apparition, l’Algérie ne sera pas épargnée.

 On ignore encore quand cette pandémie aura lieu, aucun pays au monde n’est préparé contre cette maladie et même les stocks d’antiviraux ne viendraient pas au bout de ce virus. Seul un vaccin peut lutter contre le H5N1. Pour pouvoir le mettre au point, il faut au moins six mois après l’apparition de l’épidémie pour connaître la forme du virus muté >>

 

par snpspdouera publié dans : LA GRIPPE AVIAIRE
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Vendredi 17 février 2006

NOTRE ORGANISATION SANITAIRE A L’EPREUVE DE LA GRIPPE AVIAIRE

 

 

 

                         Depuis 2003 les étapes évolutives du virus de la grippe aviaire (H5N1) montrent que nous nous dirigeons inéluctablement vers une pandémie de grippe à virus H5N1 mutant ou recombinant. La question n’est donc plus de savoir s’il y aura pandémie ou pas mais plutôt  quand aura t-elle lieu ? La grippe aviaire due au virus H5N1 demeure une maladie à l’allure et aux caractéristiques d’une maladie  professionnelle car  elle touche une population proche du milieu aviaire . De ce fait la menace actuelle que représentent les échanges avec les pays touchés est sans commune mesure avec le risque que représente le flux important entre l’Algérie et la France dès la confirmation d’une contamination inter-humaine par un virus issu du germe H5N1. Néanmoins les mesures spécifiques prises pour le contrôle sanitaire des échanges avec ces pays sont d’une importance capitale afin que la recombinaison du virus qui aboutirait au virus à transmission inter-humaine ne se fasse pas chez nous. Car le scénario le plus catastrophique pour l’Algérie serait que la pandémie ait pour point de départ notre pays. Pour autant est-ce que notre pays est prêt à affronter une menace sanitaire d’une telle envergure quel-qu’en soit le scénario ? Le cafouillage qu’il y a eu en fin d’année 2005 dans certains établissements de santé lors de la vaccination contre la grippe ordinaire nous laisse perplexes et nous interpelle pour faire l’inventaire de nos moyens, de nos troupes et de notre organisation sanitaire. L’Algérie dispose d’un maillage conséquent du territoire national en matière de structures sanitaires pour soins de proximité, et c’est sur ces soins de proximité que reposera l’essentiel de l’action sanitaire. Elle dispose aussi d’un nombre important de médecins généralistes, de pharmaciens, de personnel paramédical qui forment la ligne de front pour contenir une telle catastrophe sanitaire. Les moyens financiers existent si tant est qu’ils soient mobilisables avec une longueur d’avance sur la propagation du virus. Reste l’organisation des services de santé qui comme chacun le sait demeure un problème endémique lié assurément à l’obsolescence de notre système de santé actuel. Ceci étant, il ne s’agira pas de pavoiser, car l’urgence est  un plan de lutte qui impliquerait l’ensemble des départements gouvernementaux sans oublier le mouvement associatif, syndical, ainsi que les imams, afin de minimiser le tribu et l’impact. Il ne s’agira pas que d’avoir des moyens, il s’agira surtout de bien les organiser et de les mobiliser à temps. La gestion de l’information qu’elle soit à l’endroit de la population ou des professionnels de santé est un volet aussi crucial que stratégique ; celle-ci sera déterminante pour répondre de manière organisée à une augmentation vertigineuse de besoins de prise en charge           (surtout pendant les semaines de vague pandemique) pour lequel notre système de santé n’est assurément pas adapté. Une  information opaque, une information bricolée sont tout aussi dangereuses que pas d’information du tout. La protection de la population passe aussi par la protection de notre personnel soignant . Le personnel affecté aux soins de proximité comme tout personnel aux fonctions exposantes doit bénéficier de tous les éléments de protection afin de répondre dans des conditions optimales de sécurité à une demande de soins qui pourrait émaner du tiers de la population algérienne. Au jour d’aujourd’hui notre pays n’est pas prêt à un tel défi sanitaire d’où l’urgence d’un dispositif de lutte , d’une stratégie d’information des masses , de formation des professionnels de santé et d’organisation des circuits de prise en charge, faute de quoi nous aurons à subir la pandémie et à en compter les victimes.

 

                                                                      

 

                                                                         Dr Djamel GUEDDOUM

 

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Mercredi 8 février 2006

 

 

Mercredi 8 février 2006

AP | 08.02.06 | 17:41


LAGOS (AP) -- L'Afrique est confrontée à son premier cas de grippe aviaire connu. Une souche "hautement pathogène" du virus H5N1 a été découverte dans un élevage de 46.000 volailles du nord du Nigeria.
L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui est basée à Paris, a annoncé mercredi avoir été informée par le Nigeria de cette épizootie dans un élevage de Jaji, un village situé dans l'Etat de Kaduna (nord). L'exploitation industrielle de poules pondeuses, qui comprenait également quelques oies et autruches, a été désinfectée et placée en quarantaine.
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Lundi 30 janvier 2006

                                 H5N1

Sur les 15 sous-types de virus grippal aviaire, le H5N1 est le plus inquiétant. Il mute rapidement et il a une propension avérée à acquérir les gènes des virus infectant d’autres espèces. Les oiseaux qui survivent à cette infection, excrètent le virus pendant 10 jours au moins, par voie orale et dans les fèces, ce qui facilite sa propagation sur les marchés de volailles vivantes et par les oiseaux migrateurs.

L’épidémie de grippe aviaire hautement pathogène due au virus H5N1 qui a commencé à la mi-décembre 2003 en République de Corée et que l’on observe désormais dans d’autres pays, suscite donc des inquiétudes particulièrement vives pour la santé publique. Si le nombre des cas d’infection humaine augmente dans le temps, la probabilité s’accroît aussi que des personnes, infectées simultanément par des souches humaines et aviaires, servent de « creuset » pour l’apparition d’un nouveau sous-type ayant suffisamment de gènes provenant du virus humain pour avoir la possibilité de se transmettre facilement d’une personne à l’autre. Cela marquerait alors le début d’une pandémie.

 

 

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